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Décantation

séparation obtenue en laissant se déposer, sous l effet de la gravité et de l absence de mouvement ou de la réduction de vitesse, un solide ou un liquide en suspension au sein d un autre liquide de densité inférieure. La décantation est la méthode de séparation la plus fréquente car la moins chère, des MES grossières ou des MES fines et colloïdales, à condition de les rassembler préalablement sous forme de flocs (cf. étape de coagulation-floculation). Pour effectuer cette séparation, il faut et suffit de créer des zones suffisamment calmes pour permettre aux flocs de densité supérieure à 1 de se déposer au fond du « décanteur » dont ils sont ensuite évacués par un système de raclage, l'eau décantée étant elle récupérée par déversement de la surface dudit décanteur.



Déphosphatation Biologique

En épuration des eaux usées, en faisant passer une boue activée par des phases successives d'anaérobie, d'anoxie et d'aérobie, on provoque la sélection de bactéries qui ont la particularité d'accumuler des quantités de phosphore intracellulaire très importantes (jusqu'à 8 %, voire 12 %, de leur masse), le phosphore peut donc ainsi être éliminé avec les boues biologiques en excès (4 à 7 % des boues en excès au lieu de 2 à 2,5 % dans une boue activée classique).



Déshuilage

En épuration des eaux usées, opération de séparation liquide/liquide qui consiste à laisser décanter vers le haut (flotter) les gouttelettes d'huile dont la densité est inférieure à 1. C'est la première étape obligatoire du traitement de toutes les eaux résiduaires contenant plus de quelques ppm d'huile. Derrière un premier déshuilage statique, on doit souvent déstabiliser l'émulsion résiduelle (très fines gouttelettes) et les séparer sur un flottateur.



déversoir

 

Le déversoir compte parmi les plus simples et les plus anciens appareils de mesure du débit. Généralement, la hauteur est maintenue stable grâce à une crête perpendiculaire à l'écoulement. Selon la géométrie du déversoir, la relation mathématique entre hauteur mesurée et débit varie.
Divers types de déversoirs sont d'usage très courant, tels le déversoir triangulaire, le déversoir rectangulaire et le déversoir trapézoïdal.

 

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DBO - DCO
DBO : Demande biochimique en oxygène. Elle représente la fraction de pollution biodégradable. Elle correspond à la quantité d'oxygène consommée en 5 jours par les micro-organismes responsable de l'oxydation de la matière carbonée.

DCO : Demande chimique en oxygène. Elle représente la pollution oxydable.C'est la quantité d'oxygène fournie par des réactifs chimique pour obtenir l'oxydation complète.

Les micro organismes qui se trouvent dans l'eau en consommant de l'oxygène qui y est dissous. Pour une eau de qualité donnée, on peut mesurer cette consommation naturelle telle qu'elle aurait lieu in situ : c'est la Demande biochimique en oxygène total (DBOT). La durée de la mesure peut être très longue. Aussi, elle est généralement limitée à 5 jours (DBO5). On peut aussi minéraliser cette matière organique par voie purement chimique, en lui fournissant artificiellement de l'oxygène. Le procédé est certes plus rapide, mais il ne mesure pas le même phénomène. On utilise pour cela un oxydant puissant (bichromate de potassium) et on mesure l'oxygène qui lui est « emprunté » : c'est la DCO.


Déversoir d'orage
Ouvrage d'assainissement permettant, sur les réseaux unitaires, d'évacuer les pointes de débit d'origine pluviale vers un ouvrage de stockage ou vers le milieu naturel, pour protéger la partie aval d'un réseau ou d'un ouvrage d'épuration.


drainage

 

(a) Capacité naturelle d'un sol à éliminer les excès d'eau. Cette capacité peut être réduite du fait d'un substrat imperméable en profondeur, d'une perméabilité insuffisante du sol ou d'une position topographique empêchant l'évacuation des eaux issues de nappes souterraines.
(b) Aménagement destiné à éliminer l'excès d'eau du sol au moyen d'un réseau de canalisations enterrées ou à ciel ouvert.

 



Drainage rapide
Le drainage rapide s'applique à des apports par infiltrations réagissant rapidement à la pluviométrie. Son échelle de temps caractéristique est de l'ordre de 1h à 48h.
Source : BREIL P. (1990) - "Drainage des eaux claires par les réseaux sanitaires : Mécanismes et approche quantitative." Thèse USTL.